Portrait collaborateur Jordi (Illustration)

Jordi

Linguiste

Peux-tu nous décrire ton parcours professionnel ?

En 2014, j’ai démarré ma licence à l’université de Strasbourg consacrée aux langues nordiques et au néerlandais. J’avais eu l’occasion de vivre un an aux Pays-Bas quelques années auparavant, et il me restait de lointaines bases que je souhaitais « réactiver ». Une fois cette licence terminée, j’ai poursuivi en 2016 par un master en linguistique informatique et traduction (LIT, aujourd’hui Technologie des langues), toujours à l’université de Strasbourg. J’ai par la suite pratiqué la traduction en tant qu’indépendant avant de rejoindre ERDIL en septembre 2020.

Quel est ton poste actuel ?

Comme une large partie de l’équipe ERDIL, je suis également linguiste informaticien. Je m’occupe plus particulièrement des langues scandinaves (et, plus occasionnellement, du néerlandais).

En quoi consiste ton travail au quotidien ? Et quelle est la partie que tu préfères ?

La majeure partie de mon travail consiste à réaliser des règles permettant de catégoriser automatiquement les différents verbatim qui arrivent quotidiennement. Cela implique d’identifier les structures récurrentes, puis de déterminer la manière la plus efficace pour qu’elles puissent être reconnues de manière automatisée.

Mon travail se concentre à l’heure actuelle majoritairement sur le suédois et le danois, deux langues très proches, et pour lesquelles la construction des règles est conséquemment très similaire. Lorsque je me concentre sur le néerlandais, où les différences sont plus marquées, la conception des règles peut être assez différente.

Observer le taux de verbatim non identifiés diminuer constitue clairement la partie que je préfère, notamment lorsque des structures complexes, à force de raffinement des règles, rejoignent les rangs des verbatim catégorisés.

Et si tu devais choisir une langue ou un langage, tu opterais pour ?

Malgré plusieurs tentatives, je ne suis pas arrivé à sélectionner une langue favorite. Ayant choisi d’étudier des langues possédant de fortes proximités linguistiques, j’aime beaucoup observer les similarités et les différences dans les constructions de celles-ci. Cela dit, la capacité de l’allemand à générer des mots tels que Verschlimmbesserung *, m’a toujours (positivement) surpris, donc un point bonus pour l’allemand !

* Verschlimmbesserung est un mot pouvant être traduit comme le fait de faire pire en tentant de faire mieux !

En parlant de langue et de mots, quelle est ta Brève de Verbatim favorite ?

J’aime beaucoup la brève Rupture à l’amiable, qui, en seulement quelques mots, parvient à être aussi forte qu’une tragédie en trois actes :

« J’étais très content de vos services mais vous m’avez téléphoné en me disant qu’à partir de décembre vous arrêtez avec moi alors tant pis. Au revoir. »

Question bonus : des croissants et autres gourmandises étant souvent à portée de bouche chez ERDIL, as-tu une viennoiserie fétiche ?

J’essaie de faire preuve d’aussi peu de dogmatisme que possible quant à ce sujet, mais ma préférence revient tout de même aux petits pains au chocolat.